guggenheim-art:
In Angel’s Care by Paul Klee, 1931, Guggenheim Museum
Solomon R. Guggenheim Museum, New York
Estate of Karl Nierendorf, By purchase
© 2016 Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn
Medium: Watercolor and colored inks on paper, mounted on paperhttps://www.guggenheim.org/artwork/2174
(via michaeloliverlove)
cinemapix:
TIMOTHÉE CHALAMET as Nic Sheff in BEAUTIFUL BOY (2018)
(via sweetimothee)
lonesplendour:
“Behind every exquisite thing that
existed, there was something tragic.”
thelittlefreakazoidthatcould:
Lucifer Rising (1972) // dir. Kenneth Anger
thelittlefreakazoidthatcould:
Hustler White (1996) // dir. Bruce LaBruce, Rick Castro
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Hustler White (1996) // dir. Bruce LaBruce, Rick Castro
thelittlefreakazoidthatcould:
My Own Private Idaho (1991) // dir. Gus Van Sant
thelittlefreakazoidthatcould:
Totally Fucked Up (1993) // dir. Gregg Araki
thelittlefreakazoidthatcould:
The blood of these whores is killing me.
Blood for Dracula (1974) // dir. Paul Morrissey
thelittlefreakazoidthatcould:
Brain Damage (1988) // dir. Frank Henenlotter
thelittlefreakazoidthatcould:
Let me tell you what the problem with the stupid fucking world is. All the stupid people are breeding like mad having tens and tens of kids, while the cool people aren’t having any! So, the population just keeps getting stupider and stupider! I mean, it’s no wonder the whole world’s going down the toilet.
Totally Fucked Up (1993) // dir. Gregg Araki
thelittlefreakazoidthatcould:
I’m wild about you, guy.
The Living End (1992) // dir. Gregg Araki
UC Berkeley’s portal at night (2016). Berkeley is a prestigious public research university located in Berkeley, California. Founded in 1868, Berkeley is often cited as the top public university in the United States and around the world.
Ce
documentaire-fleuve de 4 heures peut, en apparence, décontenancer, troubler le spectateur.
Cependant, Frédéric Wiseman avec une approche clinique, qui emprunte à la chirurgie,
confère une dimension dramatique à ce film qui explore les coulisses de la
prestigieuse université Berkeley (Californie). Le regard du réalisateur est
incisif, percutant. En effet, plusieurs problématiques se mêlent ici. Comment
conserver un enseignement d’excellence dans un contexte de désengagement
progressif de l’État ? Comment faire face à la compétition universitaire
internationale qui s’intensifie ? Ces interrogations constituent le fil
directeur de ce documentaire structuré comme un marathon. Ainsi, le film
s’enchaine, s’articule autour de ces défis sous la forme d’une véritable
tension dramatique qui tient constamment le spectateur en haleine. Wiseman
parvient donc à rendre passionnantes des réunions administratives qui
apparaissent, en apparence, rébarbatives et ennuyeuses. C’est là que se révèle
le génie du montage qui dévoile la logique interne du message que Wiseman veut
faire passer : la parole comme révélatrice des failles du système.
Au fond, le
réalisateur s’attache à penser le fonctionnement de l’institution universitaire,
à dévoiler les forces qui la travaillent en profondeur en révélant la
multiplicité des acteurs : du jardinier qui tond le gazon à l’aube au
doyen de la faculté perdu aux prises avec les bilans financiers. C’est cette
profusion de regards, d’analyses, de points de vues qui façonnent le futur de
Berkeley University, qui crystallise ici les tensions qui traversent les
grandes institutions publiques américaines. À l’inverse de certains cinéastes,
comme Jero Yun et de son film Madame
B. Histoire d’une Nord-Coréenne, qui s’attachent à explorer les marges
de la société afin d’en révéler les mécanismes, Wiseman dissèque les grandes
institutions en apparence intangibles, impénétrables, imposantes. Ce faisant,
il questionne la conscience américaine.
En somme, At
Berkeley livre une analyse profondément politique, devrais-je dire
polémique, sur l’état actuel de l’université publique. Au-delà cet aspect, le
film se veut aussi poétique, délivrant un regard tendre sur ces nouvelles têtes
estudiantines qui se pressent sur les bancs de Berkeley avant de courir les
allées du campus en protestant contre les inégalités sociales. Dans une
séquence qui marque la première partie du film, une enseignante exalte la
diversité du corps étudiant, la pluralité de leurs parcours – les vétérans
côtoient les lycéens les plus brillants – qui participent du rayonnement sans
cesse renouvelé de la Californie. C’est sans doute là que se trouve le cœur du
film : l’idée que l’innovation et la diversité permettent de surmonter les plus
grandes difficultés.
Sabri Megueddem